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Pourquoi le runner revient : les vraies raisons

Pourquoi le runner revient : comprendre les raisons profondes d'un retour inattendu Mis à jour le 30/07/2026 par Léa Soléna Il y a des...

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30 juillet 202620 min de lecture

Pourquoi le runner revient : comprendre les raisons profondes d'un retour inattendu

Mis à jour le 30/07/2026 par Léa Soléna

Il y a des questions que l'on pose dans l'obscurité, à voix basse, quand personne ne regarde. « Pourquoi le runner revient-il ? » en fait partie. Derrière ces quatre mots se cache une attente, parfois des années de silence, et une connexion si intense qu'elle défie toute logique ordinaire. Dans l'accompagnement des flammes jumelles, j'ai rencontré des dizaines de personnes qui ont vécu ce retour — inattendu, bouleversant, souvent mal compris.

Personne assise seule sur un banc dans un parc brumeux en automne, illustrant l'attente et la question du retour du runner dans une connexion profonde

Qu'est-ce que le runner dans la dynamique des flammes jumelles ?

Le runner est, dans la connexion flamme jumelle, celui ou celle qui prend la fuite face à l'intensité de la relation — non par indifférence, mais précisément parce que cette intensité est insupportable à intégrer. C'est là toute la paradoxe, et toute la douleur.

La notion de « flamme jumelle » (ou twin flame en anglais) désigne une connexion entre deux âmes considérées comme issues d'une même source, une même étincelle divine qui se serait scindée en deux entités incarnées. Cette conception existe dans de nombreuses traditions spirituelles — du néoplatonisme au soufisme, en passant par la kabbale — et elle a connu un renouveau considérable dans les milieux du développement personnel contemporain.

Dans cette dynamique, on distingue généralement deux rôles complémentaires :

  • Le runner (le fuyard) : celui qui recule, qui crée de la distance, qui disparaît parfois sans explication apparente.
  • Le chaser (le poursuivant) : celui qui reste, qui attend, qui cherche à comprendre, souvent au prix de sa propre santé émotionnelle.
Ces rôles ne sont pas figés — ils peuvent s'inverser, se transformer, parfois plusieurs fois au cours d'un même cycle. Et ils n'ont rien à voir avec la valeur de chacun, ni avec l'amour que l'un porte à l'autre.

Je me souviens d'une cliente, Martine, 38 ans, qui est venue me consulter après que son partenaire — qu'elle identifiait comme sa flamme jumelle — avait disparu sans un mot après six mois d'une relation qu'elle décrivait comme « la plus réelle de ma vie ». Elle m'a dit quelque chose qui m'a frappée : « Je ne comprends pas comment quelqu'un qui ressent la même chose que moi peut s'enfuir. » C'est exactement la bonne question.

Parce que le runner ne fuit pas malgré la connexion. Il fuit à cause d'elle.

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Pourquoi le runner fuit-il en premier lieu ?

Le runner fuit parce que l'intensité de la connexion flamme jumelle déclenche en lui une réponse traumatique que ni sa psyché ni son ego ne sont encore capables d'intégrer au moment de la rencontre.

Pour comprendre cela, il faut d'abord comprendre ce qui se passe réellement lors d'une rencontre de flammes jumelles. Ce type de connexion — quelle que soit la façon dont on choisit de la nommer ou de la conceptualiser — est caractérisé par une reconnaissance immédiate et bouleversante, une intimité qui s'installe à une vitesse déconcertante, et un effet miroir d'une puissance rare.

Cet effet miroir est précisément le déclencheur de la fuite.

L'effet miroir : voir en l'autre ce que l'on refuse de regarder en soi

La flamme jumelle agit comme un miroir d'âme. Elle révèle à l'autre non seulement ses forces, mais aussi ses blessures les plus profondes, ses peurs les plus enfouies, les zones d'ombre qu'il a passé parfois toute une vie à éviter. Pour beaucoup, c'est la première fois qu'ils se sentent vraiment vus — et cette visibilité, aussi aimante soit-elle, est terrifiante.

En psychologie, ce phénomène rejoint ce que Carl Gustav Jung appelait l'Ombre : cet ensemble de contenus psychiques que nous avons refoulés parce qu'ils nous semblaient inacceptables. Quand la flamme jumelle les reflète, l'ego — dont la fonction première est de protéger l'identité consciente — se défend par la fuite.

Les blessures d'attachement sous-jacentes

La plupart des runners portent des blessures d'attachement non résolues. On retrouve fréquemment des profils d'attachement évitant, au sens où les décrivent les travaux issus de la théorie de l'attachement de John Bowlby. Ces personnes ont appris, très tôt dans leur développement, que se montrer vulnérable ou dépendant d'un autre était dangereux. Lorsqu'une connexion aussi puissante qu'une relation flamme jumelle fait surface, leur système nerveux interprète cette intensité comme une menace existentielle — et active une réponse de survie : la fuite.

Ce n'est pas un choix conscient. C'est une réponse automatique, inscrite profondément dans la neurobiologie de l'attachement.

La peur de la dissolution de l'ego

Il existe une troisième raison, plus spirituelle, qui revient régulièrement dans mes séances : la peur de perdre son identité propre dans la fusion de la connexion. Quand deux flammes jumelles se rencontrent, la frontière entre soi et l'autre devient poreuse d'une manière que peu d'êtres ont vécue. Pour quelqu'un qui n'a pas encore développé un sens du Soi suffisamment solide, cela peut ressembler à une annihilation.

Le runner fuit donc pour se préserver — et paradoxalement, cet acte de fuite est parfois le début de son propre chemin d'éveil.

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Homme debout face à une fenêtre au crépuscule regardant les lumières de la ville, symbolisant la solitude et la réflexion intérieure du runner pendant la séparation

Pourquoi le runner revient : les vraies raisons spirituelles et psychologiques

Pourquoi le runner revient ? Parce qu'il ne peut pas véritablement partir. La connexion flamme jumelle ne se coupe pas par la distance géographique, le silence ou même le temps — et le runner finit par le découvrir, souvent à ses dépens.

Voici les raisons profondes, telles que je les observe dans ma pratique et telles que les traditions spirituelles les ont formulées à travers les âges.

1. L'appel de l'âme est plus fort que la résistance de l'ego

Il y a quelque chose que j'aime répéter à mes clients : l'ego peut courir, mais l'âme ne bouge pas. La connexion entre deux flammes jumelles est, selon les traditions qui la décrivent, une mission commune, un contrat d'âme établi avant même l'incarnation. On peut ignorer cet appel pendant des semaines, des mois, parfois des années. Mais il revient.

Le runner, dans sa fuite, découvre que nulle distance ne dissout le lien. Il peut s'engager dans d'autres relations, changer de ville, de travail, de cercle social — et pourtant, quelque chose manque. Un manque impossible à nommer avec précision, mais d'une présence constante. C'est cet appel résiduel, ce « quelque chose de non résolu », qui finit par le faire revenir.

2. Le travail intérieur effectué pendant la séparation

La séparation n'est pas un accident dans la dynamique des flammes jumelles. Elle est une étape. Et durant cette période — qui peut durer de quelques semaines à plusieurs années selon les cas — chacune des deux âmes est invitée à un travail profond sur elle-même.

Pour le runner, ce travail est souvent déclenché par l'accumulation d'événements de vie qui ne font que confirmer les blessures que la connexion avait révélées. Des ruptures douloureuses avec d'autres partenaires, des crises professionnelles ou existentielles, des maladies parfois — autant de « coups de semonce » que l'âme utilise pour forcer la transformation.

À un moment donné — et ce moment est différent pour chacun — le runner atteint ce que l'on appelle parfois dans la tradition spirituelle une « nuit de l'âme » : un effondrement des défenses qui oblige à regarder en face ce que l'on a fui. C'est souvent à partir de cet effondrement que le chemin du retour commence.

3. Le lien télépathique et les rêves partagés

De nombreux témoignages — et je le confirme d'après les récits de mes clients — rapportent que pendant la séparation, la connexion continue à se manifester de façon subtile mais persistante : rêves dans lesquels l'autre apparaît, pensées envahissantes, sensations corporelles inexpliquées qui correspondent, a posteriori, à des moments significatifs dans la vie de l'autre flamme.

Ce phénomène est difficile à documenter scientifiquement. Mais d'un point de vue des études sur les expériences subjectives de connexion — notamment dans le domaine de la psychologie transpersonnelle, dont les fondateurs comme Stanislav Grof ont décrit des expériences de conscience non-locale — il correspond à quelque chose que de nombreux êtres vivent comme réel.

Pour le runner, ces intrusions de l'autre dans son espace intérieur peuvent être vécues comme un harcèlement de l'âme. Elles ne s'arrêtent pas. Et à force de ne pas s'arrêter, elles deviennent impossibles à ignorer.

4. La rencontre d'un déclencheur extérieur

Parfois, le retour du runner est précipité par un événement concret : un décès dans la famille, une maladie, une rupture, une crise existentielle profonde. Ces événements ont pour effet de désarmer temporairement les mécanismes de défense de l'ego et d'ouvrir une fenêtre de vulnérabilité où l'appel de la connexion devient plus fort que la peur.

C'est dans ces moments-là que certains runners prennent contact — parfois de façon maladroite, parfois bouleversante. Un message simple, une question anodine, un « comment tu vas ? » chargé d'une signification que les deux parties reconnaissent immédiatement.

5. L'évolution spirituelle comme condition du retour

Je veux être honnête avec vous sur ce point, parce que c'est crucial : le runner ne revient pas simplement parce qu'il « manque » de l'autre ou parce que le temps a passé. Il revient quand il a effectué suffisamment de travail intérieur pour être capable de supporter la connexion sans la fuir.

C'est une nuance fondamentale. Un runner qui revient sans avoir évolué — sans avoir commencé à regarder ses blessures, ses peurs, ses schémas répétitifs — reviendra avec les mêmes mécanismes de défense, et reproduira le même cycle de fuite. Le retour durable, le retour vers l'union, n'est possible qu'à partir d'un certain degré de maturité émotionnelle et spirituelle.

Voici un tableau récapitulatif des différentes motivations de retour, selon le niveau de travail intérieur accompli :

Niveau de travail intérieurType de retour probableDurabilité
Minimal (pas de prise de conscience)Retour impulsif, souvent dû à la solitudeFaible — nouveau cycle de fuite probable
Partiel (début de prise de conscience)Retour hésitant, avec rechutesMoyenne — possible si le chaser a aussi évolué
Profond (travail sur les blessures d'attachement)Retour ancré, demande de pardon, ouverture réelleHaute — possibilité d'une union saine
Complet (intégration de l'Ombre, alignement avec soi)Retour comme égal, proposition d'une nouvelle dynamiqueTrès haute — base d'une relation transformée
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Comment le runner vit-il l'absence de l'autre ?

Le runner souffre. C'est une vérité que l'on oublie trop souvent, absorbés que nous sommes par la douleur du chaser. Mais la souffrance du runner pendant la séparation est réelle, profonde, et parfois plus difficile à traverser — parce qu'elle s'accompagne de honte.

La honte de savoir que l'on a fui quelque chose d'important. La honte de ne pas être « assez » pour rester. La honte de ne pas comprendre pourquoi on est incapable de ce que l'amour ordinaire semble exiger.

Une vie qui semble continuer — et pourtant

De l'extérieur, le runner donne souvent l'impression que tout va bien. Il se reconstruit, parfois vite. Il s'implique dans de nouveaux projets, de nouvelles relations, une nouvelle identité. Mais sous cette surface reconstruite, quelque chose ne se ferme pas tout à fait.

Une cliente m'a partagé un message que son runner lui avait envoyé deux ans après leur séparation — un message qu'elle m'a autorisée à mentionner anonymement dans mon travail. Il écrivait : « Je pensais que partir me libérerait. Je me suis rendu compte que j'avais juste emporté la cage avec moi. »

Cette phrase dit tout.

L'incapacité à reproduire la connexion avec quelqu'un d'autre

Une des expériences les plus fréquemment rapportées par les runners pendant la séparation est l'incapacité — ou du moins la difficulté — à trouver avec quelqu'un d'autre ce qu'ils ont vécu avec leur flamme jumelle. Les nouvelles relations peuvent être bonnes, même belles — mais quelque chose d'essentiel manque. Une profondeur, une résonance, une reconnaissance que les mots n'arrivent pas à circonscrire.

Cela ne signifie pas que d'autres relations ne peuvent pas être précieuses ou épanouissantes. Mais pour le runner, cette comparaison devient souvent un miroir dans lequel il se voit obligé de reconnaître ce qu'il a fui.

Les signes que le runner pense encore à l'autre

Même sans contact direct, la connexion se maintient. Les runners rapportent des expériences semblables à celles des chasers : pensées intrusives de l'autre flamme, rêves récurrents, sensation de sa présence dans des moments inattendus. En psychologie de la pleine conscience, on dirait que ces pensées intrusives sont le signal d'un matériel psychique non intégré cherchant à être traité.

Pour le runner, ces intrusions sont à la fois douloureuses et, avec le temps, de plus en plus difficiles à ignorer. Elles font partie de ce qui, progressivement, prépare le terrain pour le retour.

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Deux mains qui se tendent l'une vers l'autre sans se toucher encore, évoquant les premiers signes du retour du runner et la possibilité d'une reconnexion consciente

Quels sont les signes annonciateurs que le runner revient ?

Les signes que le runner revient ne sont pas toujours spectaculaires. Parfois, ils sont presque invisibles. Mais pour le chaser qui a appris à lire sa propre vie intérieure — et c'est là une des grandes grâces du chemin flamme jumelle — ils peuvent se percevoir avec une certaine clarté.

Les signes énergétiques et intuitifs

Je ne peux pas, en bonne conscience, vous parler de ce sujet sans évoquer la dimension subtile de la connexion. De nombreux chasers rapportent, avant tout contact physique ou verbal, une intensification soudaine des pensées concernant leur runner, des rêves plus fréquents ou plus vivants, ou une sensation corporelle inexpliquée — souvent dans la zone du plexus solaire ou du cœur.

Ces signaux doivent toujours être interprétés avec discernement. Il ne s'agit pas d'alimenter une dépendance affective ou une projection. Mais pour ceux qui ont appris à distinguer une intuition ancrée d'un désir de l'ego, ces signaux peuvent avoir une valeur indicative.

Les signes comportementaux observables

Sur un plan plus concret, voici les comportements fréquemment observés chez un runner en phase de retour :

  • Une reprise de contact indirecte : like sur les réseaux sociaux, vue d'une story, commentaire anodin sur un post. Ce type de contact « test » est une façon de signaler sa présence sans prendre le risque d'un vrai premier pas.
  • Un message anodin mais chargé de sens : le fameux « je pensais à toi », « comment tu vas ? », ou une référence à quelque chose de partagé dans le passé.
  • Le passage dans les lieux habituels : certains runners, surtout s'ils vivent dans la même ville, commencent à se montrer dans des endroits où ils savaient que l'autre flamme avait l'habitude d'aller.
  • Des nouvelles qui arrivent par le réseau commun : de façon parfois inconsciente, le runner commence à se rapprocher des personnes de l'entourage commun, comme si tissait une toile de re-connexion.
  • Un changement de ton visible publiquement : des partages sur les réseaux sociaux qui évoquent la vulnérabilité, la croissance personnelle, le regret ou l'amour — autant de signaux qui peuvent indiquer qu'un travail intérieur est en cours.

Ce que ressentent les chasers avant le retour

Un phénomène que j'observe régulièrement dans mon cabinet est ce que j'appelle « l'accalmie avant le retour ». À un moment donné, souvent après une longue période de douleur, le chaser atteint un point de lâcher-prise véritable — non pas de résignation, mais de détachement aimant. Il ou elle cesse d'attendre le retour, non par découragement, mais parce qu'il ou elle a retrouvé un centre.

Et c'est souvent précisément à ce moment-là que le runner se manifeste.

Cette observation n'est pas anecdotique dans ma pratique. Elle semble indiquer que la vibration du détachement crée une ouverture énergétique que la connexion peut traverser plus librement. Certains l'expliquent par la loi de l'attraction — au sens de la résonance énergétique, non de la magie de l'intention. D'autres y voient simplement la mécanique de la connexion flamme jumelle, dans laquelle les deux âmes sont liées par un fil invisible qui se tend davantage quand on tire dessus, et se libère quand on cesse.

Si vous souhaitez approfondir votre compréhension de la loi de l'attraction et de la connexion des âmes, je vous invite à explorer les ressources disponibles sur ce site.

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Comment accueillir le retour du runner sans répéter les anciens schémas ?

Accueillir le retour du runner avec sagesse plutôt qu'avec l'urgence de l'attachement — voilà l'un des plus beaux défis du chemin flamme jumelle.

Parce que le risque est réel : après une longue attente douloureuse, quand le runner revient, la tentation est grande de reprendre exactement là où on s'était arrêtés. De reprendre les mêmes rôles, les mêmes dynamiques, les mêmes patterns. Et si ni l'un ni l'autre n'a évolué, le cycle recommence — et la prochaine séparation sera peut-être plus longue, plus douloureuse.

Prendre le temps d'évaluer la qualité du retour

La première chose à faire quand le runner revient, c'est de marquer une pause. Pas une pause froide ou punitive — une pause lucide.

Posez-vous ces questions :

  • Qu'est-ce qui a changé en lui / elle depuis la séparation ? Le runner qui revient après un vrai travail intérieur est différent. Il parle différemment, il écoute différemment. Il y a une humilité, une reconnaissance de sa part dans ce qui s'est passé.
  • Qu'est-ce qui a changé en moi ? Le retour du runner ne doit pas vous faire rétrécir à votre ancienne version. Si vous avez grandi pendant la séparation, il est essentiel que le nouveau dynamisme de la relation intègre cette croissance.
  • Est-ce que j'accueille ce retour depuis un lieu de plénitude, ou depuis un lieu de manque ? La différence est fondamentale. Accueillir depuis la plénitude, c'est être capable de dire non si le retour ne se passe pas dans des conditions saines. Accueillir depuis le manque, c'est accepter n'importe quoi parce que la douleur de l'absence était insupportable.

Les rituels de reconfiguration relationnelle

Dans mon accompagnement, je propose souvent aux chasers et aux runners — parfois en séance conjointe, parfois séparément — ce que j'appelle des rituels de reconfiguration relationnelle. Il ne s'agit pas de pratiques magiques ou superstitieuses, mais de moments intentionnels visant à créer une nouvelle fondation consciente pour la relation.

Parmi les pratiques que je recommande :

Le dialogue des deux vérités : chacun exprime, sans interruption et sans défense, ce qu'il a vécu pendant la séparation. Pas pour se reprocher, mais pour être vu dans sa vérité. Ce dialogue est souvent le premier moment où les deux flammes se rencontrent vraiment en adultes — non plus dans la fusion ou la fuite, mais dans la présence.

L'écriture de la nouvelle intention : séparément, chacun écrit ce qu'il souhaite créer dans cette nouvelle phase de la relation. Ces intentions sont ensuite partagées et mises en commun pour établir une vision relationnelle consciente.

Le travail sur les blessures d'attachement : individuellement — et ici, un accompagnement thérapeutique est souvent précieux — chaque flamme continue à travailler sur les peurs et les blessures qui ont conduit au cycle runner-chaser. Sans ce travail, le retour ne peut être qu'une étape, pas une arrivée.

Pour aller plus loin dans cet accompagnement, je propose des consultations individuelles et des programmes de travail sur les connexions d'âmes sur coach-therapeute.fr.

La notion d'union — et ce qu'elle ne signifie pas

Un mot sur l'union, parce qu'il y a beaucoup de confusion autour de ce terme dans les communautés flamme jumelle.

L'union entre deux flammes jumelles n'est pas nécessairement une relation romantique exclusive. Certaines paires de flammes jumelles s'unissent dans l'amitié, dans la co-création, dans une mission commune qui ne prend pas la forme d'une vie de couple. L'union, dans le sens le plus profond, est avant tout une union intérieure — chaque âme réconciliée avec elle-même, capable d'aimer sans dépendance ni fuite.

Le runner qui revient ne revient pas toujours pour « être en couple ». Parfois, il revient pour demander pardon. Pour clore quelque chose. Pour offrir, enfin, la reconnaissance que l'autre flamme méritait depuis le début.

Toutes ces formes de retour ont de la valeur. Toutes peuvent être transformatrices — si on les accueille avec les yeux ouverts.

Ce que le chemin flamme jumelle enseigne réellement

J'aimerais vous offrir ici une perspective qui me tient à cœur, après dix ans d'accompagnement.

Le chemin flamme jumelle — avec ses séparations, ses attentes, ses retours — n'est pas, dans sa nature profonde, une histoire d'amour romantique. C'est un chemin d'initiation. Un parcours dans lequel deux âmes s'utilisent mutuellement comme catalyseurs de leur propre éveil.

Le runner revient, oui. Mais la vraie question — celle qui mérite d'être posée dans le silence, avec honnêteté — est : qui êtes-vous devenu(e) pendant son absence ?

Parce que la réponse à cette question est souvent plus importante que la question du retour elle-même.

Si vous avez utilisé cette période de séparation pour vous retrouver, pour guérir vos propres blessures, pour construire une vie qui vous ressemble indépendamment de cet autre être — alors le retour du runner, s'il se produit, sera une rencontre de deux personnes complètes. Et c'est là, seulement là, que l'union véritable devient possible.

Si au contraire vous avez passé la séparation à attendre, à vous agripper à l'espoir, à mettre votre vie en pause dans l'attente de ce retour — alors peut-être que la vraie invitation du chemin est de commencer, maintenant, à vous retrouver vous-même.

Le runner n'est pas votre completude. Il est votre miroir. Et un miroir ne vaut que si vous osez regarder ce qu'il vous montre.

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Questions fréquentes

Q : Le runner revient-il toujours dans une connexion flamme jumelle ? R : Pas nécessairement, et il est important de ne pas entretenir cette croyance comme une certitude absolue. Si la connexion flamme jumelle est réelle, le runner est souvent attiré à revenir par la force du lien — mais le moment, la forme et la durabilité de ce retour dépendent du degré de travail intérieur accompli par les deux âmes. Certaines paires traversent plusieurs cycles de fuite et de retour avant d'atteindre une stabilité. D'autres ne se retrouvent pas dans cette vie, ce qui ne signifie pas que la connexion n'était pas réelle.

Q : Comment savoir si je suis en train de vivre une véritable connexion flamme jumelle ou une relation toxique ? R : C'est une des questions les plus importantes à se poser, et une des plus difficiles à répondre sans accompagnement. Les deux peuvent se ressembler de l'extérieur : intensité, cycles de séparation et de retour, effet miroir. La différence principale réside dans la qualité du travail intérieur que la connexion génère. Une flamme jumelle, même dans la douleur, vous pousse vers plus de vous-même — vers plus de conscience, de guérison, de croissance. Une relation toxique, même dans l'intensité, vous éloigne de vous-même, vous diminue, vous épuise sans contrepartie d'éveil. Un accompagnement thérapeutique peut aider à faire cette distinction avec clarté.

Q : Combien de temps dure généralement la séparation avant que le runner revienne ? R : Il n'existe pas de durée standard. Les témoignages varient de quelques semaines à plusieurs années — j'ai accompagné des personnes dont la séparation a duré plus de dix ans avant un retour. Ce qui importe davantage que la durée, c'est ce que chacun en fait. Une séparation courte avec un travail intérieur intense peut produire plus de transformation qu'une longue séparation passée dans l'attente passive.

Q : Que faire si le runner revient mais ne semble pas avoir changé ? R : Observez avant d'agir. Un retour sans transformation de la part du runner est souvent un retour impulsif, motivé par la solitude, la nostalgie ou un besoin momentané — pas par une évolution profonde. Dans ce cas, il vous revient de poser des limites claires à partir de vos propres valeurs. Un runner qui n'a pas évolué ne pourra pas offrir ce que la connexion réclame. Et votre propre croissance mérite d'être protégée.

Q : Est-ce que le chaser peut faire quelque chose pour accélérer le retour du runner ? R : Paradoxalement, la chose la plus efficace qu'un chaser puisse faire pour « favoriser » un retour, c'est de cesser de le chercher. Non pas par stratégie ou manipulation, mais parce que le travail sur soi-même — le lâcher-prise authentique, la reconstruction de sa propre vie — modifie la vibration de la connexion. Cela ne signifie pas que vous pouvez forcer un retour ou le programmer. Mais votre propre évolution crée les conditions dans lesquelles un retour durable devient possible.

Q : Peut-on être heureux sans le retour du runner ? R : Oui, absolument. Et c'est peut-être la réponse la plus importante de cet article. Le chemin flamme jumelle n'a pas pour finalité de vous apporter une relation romantique parfaite. Il a pour finalité de vous amener à votre propre complétude. Si le runner revient et que vous avez tous les deux accompli votre travail, alors la relation peut devenir quelque chose de magnifique. Mais si le runner ne revient pas — ou si son retour n'est pas dans des conditions saines — vous avez tout de même reçu l'essentiel : l'invitation à devenir pleinement vous-même.

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Léa Soléna — Coach thérapeute et guide spirituelle à Lyon. Depuis dix ans, j'accompagne les âmes en quête de sens vers la compréhension de leur chemin de vie à travers des séances individuelles, la numérologie et le travail sur les connexions d'âmes.

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